L'arbre s’est introduit  dans mon univers pictural de manière étrange, il y a quelques années. Je vivais alors une période de grande tristesse, et j’avais arrêté toute activité picturale pour réfugier mes insomnies à la campagne, où j’ai une maison.  Un vieux noyer majestueux, que j’avais sauvé quelques années auparavant de l’étouffement du lierre, m’a aidé à reprendre pied.

La beauté de ce végétal,  qui se découpait sur le ciel d’aurore, très tôt chaque matin, dans l’encadrement de la fenêtre de la cuisine, m’a redonné le goût de la vie. Un curieux dialogue s'est instauré entre nous et, tout naturellement, il fut mon premier sujet  quand le désir et la nécessité  de dessiner me sont revenus…

Il est depuis lors un compagnon fidèle, sujet récurent de mes toiles, reflet de mon humeur… 

 

C.A 2019